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MYRRHE DE SOMALIE
Origine: Somalie
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LA MYRRHE
(Commiphora myrrha)
C'est une oléo-gomme-résine, de la famille des burséracées, originaire du Harar, du Yémen et de l'Ile de Socotra.
L'écorce de l'arbre à Myrrhe est mince et l'exsudation naturelle. Mais pour activer la production, on procède également à des incisions. Les conditions de récolte se rapprochent de celle de l'oliban. Le suc huileux coule en larmes d'un blanc jaunâtre et devient rougeâtre par dessication. Le liber de l'arbre est parcouru de nombreux canaux sécréteurs très développés qui, par destruction des cellules de bordure, finissent par fusionner et donner des cavités qui se remplissent d'oléorésine. Le liquide, épais, butyreux et blanchâtre, se colore peu à peu par oxydation en jaune doré puis rouge brun.
La myrrhe de bonne qualité se présente en masses globuleuses, mamelonnées, creusées d'anfractuosités et de fissures irrégulières, de couleur brun rougeâtre, opaque et d'une grosseur variant de la taille d'une noisette à celle d'un oeuf.
Son odeur rappelle le citron et le romarin. Très aromatique, elle s'exalte par la chaleur de la main ou de l'haleine. Sa saveur est assez amère.
On distingue deux sortes de myrrhe: la myrrhe Hérabol, myrrhe des Somalis, de qualité supérieure et la myrrhe Fadhli, en provenance du Yemen.
Utilisation traditionnelle et fumigation:
Sa puissance narcotique, asséchante et astringente agit contre la pourriture et toute désagrégation, ce qui faisait d'elle un constituant essentiel de la technique d'embaumement des anciens égyptiens. Elle aurait un effet rajeunissant sur le corps et l'esprit. L'action antiseptique de la myrrhe est particulièrement puissante et son effet curatif sur l'appareil génital féminin est célèbre depuis l'Antiquité.
Brûlée en liaison avec d'autres résines elle assure l'enracinement dans le sol.
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